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Eugène Aujaleu

Médecin infectiologue et épidémiologiste, directeur général de l’Inserm, (1903-1990)

Présentation Biographie Entretiens et documents Publications et ouvrages

M. Baruj Benacerraf, prix Nobel, M. Philippe Lazar, directeur général de l'Inserm, M. Maxime Schwartz, directeur de l'Institut Pasteur et M. le professeur Eugène Aujaleu, directeur général de l'Inserm de 1964 à 1969. Copyright Inserm, M. Depardieu

M. Baruj Benacerraf, prix Nobel, M. Philippe Lazar, directeur général de l'Inserm, M. Maxime Schwartz, directeur de l'Institut Pasteur et M. le professeur Eugène Aujaleu, directeur général de l'Inserm de 1964 à 1969.

Lorsque la guerre éclate en 1939, Eugène Aujaleu dirige des services d’hygiène et d’épidémiologie des Armées françaises et met en application ses conceptions en matière de prophylaxie des maladies infectieuses.

Alors qu’il est envoyé à Alger à la fin de l’année 1942, pour y étudier une épidémie de peste, le débarquement anglo-américain du 8 novembre le surprend. Il rallie alors les forces de libération et va représenter l’autorité sanitaire civile dans les territoires libérés par les alliés. 

Il organise, en juin 1943,  la direction du service de Santé publique et d’Assistance sous l’égide du Comité français de libération nationale, comité qui deviendra le Gouvernement provisoire de la République française à la Libération. Il œuvre sous l’autorité du commissaire aux Affaires sociales et élabore un plan d’approvisionnement en médicaments.

De retour en France, fin août 1944, Eugène Aujaleu, d’abord directeur du cabinet du ministre, est nommé directeur de l’hygiène sociale au ministère de la Santé publique et de la Population.
Il élabore les textes fondamentaux qui sont devenus la réglementation des maladies sociales (tuberculose, maladies mentales, maladies vénériennes, cancer). Il prend en charge la protection maternelle et infantile, la transfusion sanguine, les radiations, la vieillesse.
En 1956, Eugène Aujaleu devient le premier directeur général de la Santé, chargé de l’ensemble des responsabilités administratives dans les domaines de l’hygiène publique et des hôpitaux.

Il participera, avec le ministère de l’Education nationale, à la réforme des études médicales, initiée et menée par Robert Debré.

A la création de l'Inserm, en 1964, Raymond Marcellin, ministre de la Santé publique, nomme Eugène Aujaleu directeur général de l’Inserm, avec la mission de transformer cet établissement en un institut orienté vers les recherches biologiques, cliniques et en santé publique. Celui-ci rédigera dans l’année les arrêtés qui complèteront l'organisation de l’Inserm et son fonctionnement. Eugène Aujaleu va donner à l’Inserm le statut juridique, les bases administratives, les moyens en laboratoires et en personnels qui lui permettront de mener à bien ses tâches.

Si Louis Bugnard, son prédécesseur, avait insufflé une dynamique internationale, l'extrême concentration de laboratoires à Paris fut l’une des premières préoccupations d’Eugène Aujaleu, avant que ne s'ébauche une politique de régionalisation. Il prend la décision de favoriser l'émergence de nouvelles équipes en province, et initie une mutation dont on peut aujourd'hui mesurer l'ampleur et le succès.

En 1969, quand il quitte I’Inserm, dont il devient directeur général honoraire, il laisse à ses successeurs, spécialement à Constant Burg et Philippe Lazar, une organisation remarquablement efficace, connue à l’étranger comme en France pour la qualité de ses chercheurs.
Il achèvera sa carrière en tant que Conseiller d'Etat en service extraordinaire et il continuera à représenter la France à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), comme il l’avait fait depuis 1948, et ce jusqu'en 1982.

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