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Etienne-Emile Baulieu

Médecin, biochimiste, endocrinologue, né le 12 décembre 1926

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Remise du grand prix Inserm de la recherche médicale le 21 mars 2000 à Arnold Munnich. Etienne-Emile Baulieu, Claude Griscelli, directeur général de l'Inserm et Dominique Meyer, présidente du conseil d'administration de l'Inserm. © Inserm, M. Depardieu

Remise du grand prix Inserm de la recherche médicale le 21 mars 2000 à Arnold Munnich. Etienne-Emile Baulieu, Claude Griscelli, directeur général de l'Inserm et Dominique Meyer, présidente du conseil d'administration de l'Inserm.

Mondialement connu et reconnu, Étienne-Émile Baulieu a consacré la plupart de ses travaux aux hormones stéroïdes et à leurs antagonistes dans la reproduction, le vieillissement, les cancers et le système nerveux.

Il découvre la sécrétion par les glandes surrénales du sulfate de déhydro-épi-androstérone (DHEA) et en décrit le métabolisme et les fonctions, notamment sur certains aspects du vieillissement. Cette première lui vaut d’être invité aux Etats-Unis par Seymour Liberman. Il y rencontre Gregory Pincus, le père de la pilule, qui le soutiendra, notamment pour obtenir des subventions de la Fondation Ford pour ses recherches.

Pionnier de la mise en évidence des récepteurs intracellulaires des hormones sexuelles stéroïdiennes, en 1982, il met au point de nouvelles anti-hormones, telle l’anti-progestérone RU 486 (stéroïde de synthèse), dont les propriétés révolutionneront la vie de millions de femmes à travers le monde. RU est l’acronyme du laboratoire Roussel-Uclaf qui l’a mise sur le marché et les trois chiffres 4-8-6 le numéro d’ordre de la synthèse de la molécule. Les premiers résultats qu’Etienne-Emile Baulieu présente, la même année devant l’Académie des sciences, montre que le produit administré aux doses prévues est sûr, sans danger et efficace. Cela ne fait qu’enfler la polémique sur une facilitation de l’interruption volontaire de grossesse, qui évite aux femmes la chirurgie invasive, mais présente aussi l’avantage économique d’éviter une intervention en milieu hospitalier et l’avantage psychologique de la discrétion d’une décision prise par la femme seule.

Face aux oppositions religieuses et politiques à cette pilule abortive dite pilule du “lendemain”, Roussel-Uclaf renonce en 1988 à l’autorisation de mise sur le marché (AMM) qu’elle venait d’obtenir. Mais, devant l’intervention personnelle de Claude Évin, ministre de la Santé, affirmant que “le RU est la propriété morale des femmes” et suggérant de le confier à un autre laboratoire, Roussel-Uclaf décide d’exploiter celui-ci. Outre son utilisation dans l'interruption précoce de grossesse, le RU 486 facilite les accouchements difficiles et permet de traiter plusieurs types de tumeurs. Étienne-Émile Baulieu en met également en évidence l'activité "anti-cortisone".

Le combat en faveur du RU 486 achevé, Etienne-Emile Baulieu reprend ses travaux sur la DHEA. Il lance une vaste étude baptisée DHEâge, dans l’objectif d’en mieux connaître l’action facilitatrice et bénéfique contre le vieillissement.

Il découvre également des neurostéroïdes qui jouent un rôle dans la réparation de la myéline, la protection nerveuse et la stimulation de la mémoire. Ceux-ci sont utilisés dans de nouvelles approches de la lutte contre le vieillissement du cerveau.

Au début des années 2000, Étienne-Émile Baulieu crée et dirige un institut dans lequel il mène des recherches originales pour mieux comprendre, prévenir et traiter la maladie d’Alzheimer et d’autres démences séniles.

En 2010, Etienne-Emile Baulieu et ses équipes effectuent une percée concernant les maladies neuro-dégénératives responsables de conditions de dépendance douloureuse des personnes âgées.
Ils choisissent comme cible, non pas les plaques amyloïdes, mais les “buissons” que forme la protéine Tau hyperphosphorylée à l’intérieur des neurones. Ils mettent en évidence l’interaction entre la protéine Tau et la protéine FKBP52. Cette dernière avait été découverte par Etienne-Emile Baulieu en 1992 sans qu’il en connaisse à l’époque tout le potentiel. Il démontre que cette protéine est susceptible de diminuer de façon décisive l’action toxique des formes pathologiques de la protéine Tau : un véritable effet “anti-Tau”. Cette découverte ouvre la voie à des traitements précoces qui pourraient enrayer les maladies neuro-dégénératives du cerveau, tel l’Alzheimer.

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