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Constant Burg

Médecin cancérologue, biophysicien, directeur général de l’Inserm (1924-1998)

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Médecin et brillant chercheur, Constant Burg était un spécialiste incontesté de la cancérologie et de la radiobiologie. Il a mené ses recherches en cancérologie expérimentale, étudiant les relations entre les antigènes d’histocompatibilité et le développement néoplasique, l’hétérogénéité tumorale au niveau membranaire et les relations avec le développement néoplasique et la dissémination métastasique.

Fin 1945, André Chevallier, titulaire de la chaire de biophysique de la faculté de Strasbourg, prédécesseur de Louis Bugnard à la direction générale de l'Institut national d'hygiène (INH), qui allait devenir l'Inserm, est frappé par l'exceptionnelle intelligence et l'étendue des connaissances d'un jeune candidat, Constant Burg, et lui propose d'entrer dans sa propre équipe ! La ligne de Constant est tracée. Sa carrière scientifique débute à vingt-deux ans. Adjoint d’André Chevallier à Strasbourg, il contribue à mettre au point les applications du radiophosphate de chrome en médecine nucléaire et cancérothérapie, et signe avec lui l'une des meilleures synthèses de l'époque sur la biochimie du cancer. Puis il succède à Claude Kellersohn à la chaire de biophysique de Nancy lorsque ce dernier rejoint Paris en 1960. Il jouera un rôle déterminant dans la création de l'université de Nancy-Brabois et de son service de recherche en radiocancérologie.  

En 1979, il est nommé à la direction générale de l'Inserm, succédant à Eugène Aujaleu. Il en modifiera profondément le fonctionnement. A son arrivée, la renommée de l'Inserm s'appuyait sur un nombre limité d’éminentes personnalités, essentiellement parisiennes. En rapprochant la recherche médicale des sciences biologiques de pointe, il va jeter les bases de la reconnaissance de la recherche médicale française dans le monde, en instituant l'évaluation rigoureuse des chercheurs et des laboratoires, et l'exigence de publication dans les plus grandes revues internationales. Il favorise ainsi la promotion de jeunes scientifiques, brillants et formés à l'étranger, futures grandes personnalités de l’Inserm. Un autre de ses chevaux de bataille fut de favoriser l'émergence de nouvelles équipes en province, entamant ainsi une mutation dont on peut encore mesurer l'ampleur et le succès.

Nommé ensuite à la présidence de l’Institut Curie, toujours préoccupé de l’importance pour un pays de l’excellence de sa recherche, Constant Burg convainc le conseil d'administration qu'il préside de la nécessité de promouvoir une politique scientifique tenant compte des missions de l'Institut et de l'évolution de la science. L'ouverture d'un des principaux pôles européens de biologie cellulaire dans l'ancien hôpital, tout comme le développement d'axes innovants en physique-chimie, sont l’illustration de cette volonté. En son hommage, un bâtiment de laboratoires de l'Institut Curie à Paris a été baptisé de son nom après sa disparition en 1998.

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