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André Chevallier

Médecin, biophysicien, directeur général de l’INH (1896-1964)

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Au début des années 1930, après avoir passé sa thèse de doctorat en médecine, André Chevallier se consacre à l'étude des vitamines et, plus particulièrement, à la physiologie de la vitamine A à la faculté de pharmacie de Marseille. Il met au point, grâce au soutien du CNRS et de la Fondation Rockefeller américaine, un spectromètre ultraviolet permettant dedoser la présence de vitamine A dans l'organisme.

En 1939, à la demande d’André Mayer, directeur de l'Institut physicochimique et professeur au Collège de France, il participe aux travaux d'une commission du CNRS, chargée des problèmes de l'alimentation en temps de guerre.

En 1940, avec l'aide de la Fondation Rockefeller américaine, l'Institut de recherches d'hygiène, nouvellement créé à Marseille, lance une série d'enquêtes sur les carences alimentaires en temps de guerre qui voit, dès 1941, l'instauration de cartes d'alimentation spécifiques pour les enfants. Au printemps 1941, la Fondation Rockefeller décide de regagner les Etats-Unis et donne tous pouvoirs à André Chevallier pour continuer l’œuvre entreprise.

Le 12 août 1940, André Chevallier présente au comité des experts de la Défense nationale un rapport sur les lésions liées aux carences en vitamine A pour les enfants et les adolescents. Ce comité le charge également des questions d'approvisionnement de la France en médicaments et notamment en insuline.

Il envisage, avec le secrétaire d’Etat à la Santé, Serge Huard, l’élaboration et la mise en place d'un institut national d'hygiène. L’INH est ainsi créé, à Paris, le 30 novembre 1941. Il en est nommé directeur général en février 1942.

André Chevallier installe l’INH dans des locaux partagés avec la direction de la Pharmacie du ministère de la Santé, rue Cardinet, à Paris et organise celui-ci en secteurs d'activité : la nutrition, les maladies sociales, l'épidémiologie et l'hygiène générale. La section de nutrition s’occupe principalement de l’alimentation infantile. La section des maladies sociales a en charge la tuberculose, l’alcoolisme et la syphilis, mais également le cancer. Dans ce champ, l’INH soutiendra la recherche à caractère thérapeutique : une étude sur la biologie de la métastase est ainsi réalisée au centre anticancéreux de Lille, une autre sur la longueur d'onde optimale en radiothérapie réalisée à Montpellier, ainsi que le suivi des premières chimiothérapies menées dans les hôpitaux d’Orléans et de Lyon.

Quant à la section d’hygiène générale, dans le cadre de la lutte contre la fièvre typhoïde, une enquête sur l’eau potable dans les départements du Val-de-Loire est lancée, en collaboration avec le Génie rural. La section d’hygiène industrielle, liée à la chaire du même nom à la faculté de médecine de Paris, s’intéresse, de son côté, à certaines maladies professionnelles, comme le saturnisme des ouvriers de l’Imprimerie nationale.

André Chevallier quitte la direction de l'INH, en 1946, restant membre du comité scientifique de l'Institut.

Il prend la direction du Centre régional de lutte contre le cancer de Strasbourg en 1947, qui deviendra, grâce à sa pugnacité face aux problèmes de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, le Centre Paul Strauss. Celui-ci sera inauguré en 1959.

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