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De l'INH à l'Inserm

De la santé publique à la recherche médicale

L’Inserm, de 1964 à nos jours L'institut national d'hygiène Organisation de l’Inserm Les prix Inserm Les directeurs d’unité de recherche 50 ans de l'Inserm

Au début du XIXème siècle, la médecine scientifique est née à l’hôpital de l’essor des sciences descriptives, qui vont faire de celui-ci le laboratoire naturel où les praticiens mènent leurs investigations, mais également le lieu privilégié de leur formation. Les concours hospitaliers, comme l’internat instauré en 1802, vont former l’élite médicale dans l’esprit d’un apprentissage au lit du malade. Et c’est ainsi que le fameux "colloque singulier" du médecin et de son patient va fonder la déontologie de la médecine libérale. Mais, c’est ainsi également que la médecine française va passer à côté de la physiologie et de la microbiologie, ces nouvelles disciplines apparues, non à l’hôpital, mais dans les laboratoires de Claude Bernard ou de Louis Pasteur. La physiologie intéresse davantage le Collège de France que la faculté de médecine, tandis que les maladies infectieuses suscitent le développement d’une médecine sociale méprisée des médecins libéraux, convaincus de la supériorité d’une thérapeutique individuelle.

S’ouvre alors le champ des sciences expérimentales. La mise au point des vaccins antirabiques, antidiphtériques, antitétaniques, du BCG, etc…, donnent à la médecine préventive les moyens d’une réelle efficacité. Les premières institutions dédiées à la recherche médicale voient alors le jour : les instituts Pasteur de Paris, de Lille, de Tunis, et un Office national d’hygiène sociale, créé en 1924, pour mener la lutte contre la tuberculose.

Les grands conflits de la première moitié de ce XXème siècle ont profondément infléchi et marqué la médecine et vont être propices au développement de la recherche médicale et en santé française. La mobilisation scientifique à la veille de la Seconde Guerre mondiale entraîne la création du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) où le doyen Gustave Roussy introduit une "commission de médecine expérimentale", destinée à combler le retard de la recherche médicale.
En pleine guerre, sous le régime de Vichy, la profession est réorganisée avec la création de l’Ordre des médecins, en octobre 1940, et celle de l’Institut national d’hygiène (INH) peu après.

1941 : la création de l’Institut national d’hygiène (INH)


"Le secrétariat d’Etat à la Famille et à la Santé ne pourra accomplir la besogne technique qui lui incombe et donc prendre la place qui lui revient de grand ministère technique qu’en ayant à côté de lui un organisme présentant toutes garanties scientifiques. (1941, André Chevallier, professeur à la faculté de médecine et de pharmacie de Marseille, dans une note à son ami Serge Huard, secrétaire d’Etat à la Santé du gouvernement)


La loi du 30 novembre 1941 installe l’INH, établissement public doté d’une double mission : effectuer des études dans le champ de la santé publique et coordonner les enquêtes sanitaires à mener dans le pays. Il est chargé de doter le pays de l’appareil de statistiques épidémiologiques qui lui fait défaut, mais également de mener des recherches sur l’utilisation des vitamines pour pallier les pénuries alimentaires du fait de guerre.
André Chevallier en est nommé le directeur.
De 1941 à 1945, l’INH est donc essentiellement en charge des problèmes d’hygiène et de santé publique. Il est divisé en quatre sections :

Les moyens de l’INH

Le budget initial de l’INH est de 15 MF en 1942, porté à 21 MF en 1944 et à 50 MF en 1947. A l’époque, il ne représente qu’une infime partie du budget global de la recherche publique (13 milliards de francs en 1948), versus le milliard de francs affecté à chacun des organismes que sont le CNRS, le CEA ou l’Institut Pasteur. En 1964, le budget de l’INH atteindra 54 millions de nouveaux francs (soit 5,5 milliards de centimes), à la suite d’une hausse spectaculaire des moyens de la recherche médicale, amorcée à partir de 1958.
Quant aux personnels rémunérés par l’INH, une centaine en 1944, il atteindra le nombre de 200 en 1958 et de 700 en 1963, à la veille de la création de l’Inserm.

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