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De l'INH à l'Inserm

De la santé publique à la recherche médicale

L’Inserm, de 1964 à nos jours L'institut national d'hygiène Organisation de l’Inserm Les prix Inserm Les directeurs d’unité de recherche 50 ans de l'Inserm

Des vidéos d'hier - Quarante ans de progrès pour le scanner

1979 : le scanner arrive en France. C’est aussi l’année au cours de laquelle le prix Nobel de médecine sera remis à l’ingénieur britannique Godfrey Hounsfield qui, sept ans plus tôt, inventa cette méthode d’imagerie médicale.

Le scanner utilise les rayons X pour observer l’intérieur du corps. Comme la radiographie. Sauf qu’il surpasse largement cette dernière et révolutionna pour ainsi dire l’imagerie médicale. Au lieu de regarder les objets en projetant des rayons X sur un plan (comme sur la valise de l’aéroport dans cette vidéo), le scanner permet de découper les objets en "tranches" et donc d’en observer tous les détails. "Avec la radiographie, tous les organes sont projetés sur le même plan et il n’est pas possible de savoir, par exemple, si une tumeur est devant ou derrière un autre tissu. Le scanner résout ces problèmes : il découpe virtuellement le corps en tranches perpendiculaires et permet ainsi de positionner les tissus et les organes les uns par rapport aux autres dans chaque partie du corps, quelle que soit leur densité", clarifie Françoise Peyrin, directeur de recherche à l’Inserm*. L’observation d’une coupe de tête dans l’axe des yeux permet donc désormais d’observer les nerfs optiques : une première !

Pour obtenir ce résultat étonnant, l’appareil émet un faisceau de rayons X en rotation autour du corps du patient. Il envoie un million de mesures de densité à un ordinateur qui recompose une image précise et la transmet sur un écran. Le procédé reste aujourd’hui le même, mais les progrès techniques survenus depuis les années 80 sont majeurs. La tumeur cérébrale observée par scanner dans cette vidéo serait aujourd’hui obtenue avec bien plus de netteté et de précision.

Des images de plus en plus précises

Françoise Peyrin rappelle par exemple que les coupes obtenues aujourd’hui sont en 3D et non plus en 2D. Les détecteurs autrefois munis d’une seule « barrette » en possèdent aujourd’hui jusqu’à 512. Cela réduit considérablement le délai d’obtention de l’ensemble des coupes et donc le risque de flou lié aux mouvements du patient. La résolution de l’image s’est également améliorée et permet de mieux visualiser des zones sensibles sans augmenter les doses de rayons. Des appareils haute-résolution garantissent même l’observation de la microarchitecture osseuse sur certains os des membres ! Enfin, grâce aux progrès faits en matière d’ordinateurs, on peut utiliser de nouvelles méthodes de calcul pour restituer des images de grande qualité à partir d’un nombre plus réduit de données. Toutes ces améliorations vont dans le même sens : une image de plus en plus précise pour des doses d’irradiation de plus en plus faibles.


Informations complémentaires


Quant au niveau d’équipement des hôpitaux français, le vœu du journaliste s’est exaucé. Aujourd’hui, aucun établissement ne peut se passer de cet outil dont le prix reste élevé (environ un million d’euros) compte tenu de l’amélioration des performances techniques.

Note

* Unité 1044 Inserm/Université Lyon 1-Claude-Bernard/CNRS – Insa, Lyon

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