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De l'INH à l'Inserm

De la santé publique à la recherche médicale

L’Inserm, de 1964 à nos jours L'institut national d'hygiène Organisation de l’Inserm Les prix Inserm Les directeurs d’unité de recherche 50 ans de l'Inserm

Des vidéos d'hier - L’intelligence artificielle progresse

Depuis 1990 et la réalisation de ce film d’animation, la machine intelligente n’existe toujours pas. Pas encore… Toutefois, plusieurs équipes travaillent sur des neurones artificiels qui remplaceront peut être, à terme, les puces des ordinateurs.

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Cerveau et ordinateur, extrait de la série de clips des années 90 "Recherche à suivre" - L'Homme reste le champion des mammifères avec ses quelques 10 milliards de neurones, mais l'intelligence dépend elle seulement du nombre de neurones ? En comparant l'ordinateur au cerveau, ce dessin animé aide à comprendre le fonctionnement du cerveau humain. Il retrace l'historique de la conception des ordinateurs pour nous faire pénétrer le vaste monde des neurosciences.

Aujourd’hui, des petits robots, comme iCub, parviennent à réaliser des tâches complexes : répondre à des questions, analyser et déplacer des objets, suivre quelqu’un. Les ordinateurs eux, effectuent des calculs à une vitesse inimaginable, bien supérieure aux capacités humaines. D’ailleurs, depuis le milieu des années 2000, aucun joueur d’échec n’est plus capable de battre les meilleurs programmes. Alors, les machines sont-elle en train de devenir intelligentes ?

"Nous sommes encore loin du compte" constate Xavier Hinaut*, chercheur à l’Inserm et expert en intelligence artificielle. "Une machine sera vraiment intelligente quand elle sera multitâche et capable de réagir correctement dans des situations non prévisibles et non pré-programmées, comme la grenouille qui surprend et attrape une mouche dans cette vidéo. Et aujourd’hui, ça n’est pas encore le cas". Les scientifiques se donnent pourtant bien du mal pour décrypter et tenter d’imiter l’intelligence humaine : "Réussir à développer une machine intelligente permettrait enfin de comprendre comment fonctionne le cerveau. Au-delà d’applications pratiques, cela pourrait peut-être fournir des modèles d’étude des maladies psychiatriques", explique le chercheur.

Des réseaux électriques ramifiés pour mimer le fonctionnement cérébral

Dans les années 60, les scientifiques qui s’intéressaient à l’intelligence artificielle ont parié sur l’augmentation des performances des ordinateurs. Sachant que le nombre de neurones augmente avec le degré d’évolution des animaux, ils estimaient que des ordinateurs plus puissants seraient plus intelligents. Malheureusement, alors que les capacités informatiques doublent quasiment chaque année depuis cette période, l’intelligence n’est pas au rendez-vous. Alors, les chercheurs se sont penchés sur l’organisation des compétences. Sachant que les animaux les plus intelligents présentent les réseaux de neurones les plus complexes et les plus ramifiés, les chercheurs tentent de développer des neurones artificiels complexes, sous forme de réseaux électriques ramifiés. Mais là encore, une vraie intelligence globale se fait attendre.

"Une chose est sûre : une machine intelligente devra posséder de grandes capacités d'apprentissage par elle-même. La meilleure compréhension du cerveau et les expérimentations avec les robots nous aident à découvrir ces mécanismes et à tester des hypothèses. Néanmoins, le cerveau humain a été tellement optimisé au cours de l’évolution qu’il reste très difficile d’en comprendre précisément le fonctionnement. Si une telle machine voit le jour, son fonctionnement associera probablement deux approches : la programmation de capacités humaines sans chercher à imiter directement le fonctionnement du cerveau, comme pour les programmes de jeux d’échecs, et la mise au point d’un réseau de neurones artificiels mimant le fonctionnement cérébral", conclut le chercheur.

Note

* Unité 846, équipe "Réseau cortical et intégration cognitive", Institut cellule souche et cerveau, Lyon

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